Suite à la mobilisation du GRACQ et du Fietsersbond, ainsi qu'aux nombreux témoignages d'usagers à vélo, le ministre-président de la région bruxelloise revient sur la décision d'imposer le port du masque pour les déplacements à vélo également, partout sur l'espace public. Un grand "ouf" de soulagement donc, mais qui ne doit pas faire oublier les gestes barrières essentiels à notre sécurité sanitaire. 

Suite à l'annonce, le mercredi 12 août, de l'obligation du port du masque sur l'ensemble de l'espace public en région bruxelloise, y compris pour les déplacements à vélo, le GRACQ et son homologue néerlandophone Fietsersbond ont rapidement tiré la sonnette d'alarme : alors que tout déplacement à vélo implique une activité physique, les cyclistes utilitaires ne sont pas concernés par les exemptions prévues, en particulier pour les pratiques sportives. 

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déconseille pourtant le port du masque lors de la pratique d'une activité physique : le masque s'humidifie bien plus rapidement, ce qui renforce la gêne à la respiration d'une part, et favorise le développement de micro-organismes d'autre part. 

OMS Masque Activite physique

Cette obligation risque en outre de décourager l'usage du vélo au profit de la voiture (et de renforcer ainsi les problèmes de mobilité et de pollution notamment), ou des transports publics (et de contribuer à renforcer le risque sanitaire au sein des bus, métros ou trams).

L'incompréhension est d'autant plus forte que des villes comme Paris, Anvers ou encore Charleroi ont décidé pour leur part d'introduire une exception pour les déplacements à vélo.

Ces arguments, ainsi que les nombreux témoignages de cyclistes expliquant les difficultés rencontrées avec l'utilisation du masque, auront finalement été entendus. Le ministre-président Rudi Vervoort a annoncé par communiqué les dispositions suivantes : "le port du masque n’est pas obligatoire pour les cyclistes et les usagers de trottinettes lorsque ceux-ci circulent sur la voie publique et que les distances sociales peuvent être respectées. Cela signifie que chaque cycliste doit en permanence disposer d’un masque à portée de main, et qu’il/elle doit le porter si la situation le nécessite."

Cette souplesse pragmatique dont ils bénéficient ne doit pas faire oublier aux cyclistes les gestes barrières élémentaires à notre sécurité sanitaire :
► le respect de la distanciation physique (en particuliers aux feux rouges),
​► le port du masque dans les endroits fréquentés et là où les distances de sécurité ne peuvent être respectées.

Florine Cuignet

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