Un peu partout, les brigades de policiers à vélo renaissent de leurs cendres. Alors qu’elles avaient disparu avec la généralisation des voitures et autres motos, ces brigades policières cyclistes connaissent un nouveau succès. C’est par exemple le cas dans la zone de police Montgomery , qui regroupe les communes d’Etterbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre. Rencontre avec Jean-Pierre Stevens, responsable de cette toute nouvelle brigade.

Présentez-nous cette brigade…
Elle est officiellement créée depuis le 1er janvier dernier, même si les démarches ont été entamées avant (achat de matériel…). Elle compte pour l’instant 5 personnes, et l’équipe complète sera composée de 11 personnes : 5 agents, 5 inspecteurs et moi-même. Ce sont donc des équipes mixtes qui circuleront : un agent et un inspecteur.

Quelles sont vos missions ?
Ce sont des missions de police de proximité : assurer la sécurité aux abords des écoles, par exemple. Nous travaillons beaucoup sur la sécurité routière, et ce en deux étapes : d’abord une phase d’avertissement, puis une phase de sanction… tout en espérant ne pas devoir en arriver là. Il y a un aspect éminemment pédagogique dans notre démarche : on rappelle la réglementation (qui n’est pas toujours connue), mais aussi sa justification. Quand un automobiliste stationne sur une piste cyclable ou un passage pour piétons, quand un cycliste roule sur un trottoir, il met d’autres usagers en danger. L’avertissement a pour but de le rappeler, et de faire en sorte que l’infraction ne soit plus commise à l’avenir. Mais toutes ces infractions sont enregistrées et, si l’usager est à nouveau pris en défaut, une sanction sera appliquée.

Quelle différence y a-t-il entre les policiers à vélo et les autres ?
La première chose, c’est ce que je dis aux candidats qui postulent pour la brigade : qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, nous sommes dehors ! C’est un élément à prendre en compte… Il y a aussi le fait que nous pouvons aller dans beaucoup d’endroits inaccessibles pour d’autres policiers, comme les parcs. Mais la différence la plus importante réside dans le contact avec la population : nous ne sommes pas protégés par une carrosserie, la relation est beaucoup plus facile et directe. Nous sommes plus facilement interpellés par les citoyens. Et eux-mêmes sont plus réceptifs aux remarques : un piéton ou un cycliste recevra mieux une injonction d’un policier à vélo que d’un motard…

Mathieu De Backer

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