Namur a rejoint, en août dernier, le Club des villes et territoires cyclables, un réseau de collectivités territoriales qui souhaitent développer l’usage du vélo et, de manière plus générale, favoriser la mobilité douce. Rien de très surprenant, si ce n’est que le réseau en question est…français ! Namur et Luxembourg sont les deux seules exceptions à la règle, mais l’établissement d’un réseau transfrontalier ne peut que s’avérer bénéfique pour tous.

L’objectif du Club est de mettre en réseau ses adhérents (communes, agglomérations, régions, départements… ) afin de favoriser le partage d’expériences et les échanges sur des problématiques communes. Ceux-ci ont de plus accès à de la documentation spécialisée et peuvent participer à certains travaux d’envergure nationale. Ce dernier point ne concerne bien évidemment pas la ville belge, qui a pu bénéficier pour cette raison d’une cotisation réduite.

C’est la dimension de partage d’expérience et de savoir-faire qui a séduit Namur. "Nous avons rencontré des représentants du Club des villes et territoires cyclables lors de la conférence Velo-city à Copenhague, explique Catherine Noël, du service Mobilité. Namur n’est pas une ville française, mais participer à une dynamique collective nous semblait très intéressant… Il n’y a pour le moment rien d’équivalent en Belgique".

Alors que Namur a récemment adopté son plan vélo, bénéficier de l’expertise du réseau français peut s’avérer un solide atout. Des représentants du Club étaient d’ailleurs présent à la cérémonie de signature officielle de la Charte "Namur, à Vélo !", le 9 septembre dernier. Au service Mobilité, on reste cependant conscient que cette adhésion relève d’une réelle collaboration. Car la ville belge a, elle aussi, un savoir-faire à partager: “Les Français s’intéressent aussi à ce qui se passe chez nous, par exemple en matière de zone de rencontre ou de “code de la rue”, qui vient à la base de Belgique”.

Florine Cuignet

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