Peu de gens le savent mais un cycliste conduit un véhicule et est donc soumis aux mêmes règles d'alcoolémie qu'un automobiliste. En cas d'ivresse, il peut se voir retirer son... permis de conduire. Une sanction quelque peu surréaliste, mais parfois appliquée en Belgique.

En décembre 2015, la police de Roeselare a retiré leur permis de conduire à deux cyclistes après un test d'haleine positif. Les deux compères estimaient qu'en tant que cyclistes, ils pouvaient boire et n'étaient pas punissables. "Rien n'est moins vrai. En tant que cycliste, vous êtes conducteur d'un véhicule, et êtes soumis au mêmes règles qu'un conducteur d'automobile. En tant qu'usager faible, ne vous rendez pas encore plus vulnérable", souligne la police sur sa propre page Facebook.

Alcool et vélo

Loin de nous l'idée d'encourager la consommation excessive d'alcool à vélo, car elle peut occasionner des chutes plus ou moins sérieuses. Cela a d'ailleurs été constaté à Münster (Allemagne), une ville étudiante où l'on retrouve fréquemment des étudiants ayant chuté à vélo aux urgences des hôpitaux. Mais la loi belge frappe de la même manière un conducteur qui a bu un (ou plusieurs) verre(s) de trop, qu'il soit à vélo ou au volant d'un véhicule lancé à 120 km/h...

Si l'idée d'amendes proportionnelles à la gravité des faits fait son chemin dans certains pays (en France par exemple), la Belgique reste de marbre. Seules les priorités des zones de police empêchent, jusqu'à présent, la sanction brutale des cyclistes.

On n'économisera en tout cas pas un jour ce débat sur la mise en adéquation de la loi avec les dangers réels que l'on fait courir sur les routes...

Luc Goffinet

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