Le projet a bien failli passer à la trappe. Dans quelques jours pourtant, le boulevard Général Jacques présentera une physionomie nouvelle, pour une phase de test d’une durée de six mois. Si les cyclistes devront se contenter, durant cette période, d’une simple piste tracée au sol, il s’agit cependant d’un premier pas pour rendre cette artère enfin accessible aux vélos.

Un boulevard Général Jacques plus accueillant pour les cyclistes : le projet aurait pu se concrétiser avant la fin de la législature régionale si le dossier ne s’était pas retrouvé au cœur de chamailleries politiques. Principale pierre d’achoppement : la réduction de la circulation automobile de trois à deux bandes dans chaque sens. La phase de test de six mois, qui débutera très prochainement, évite cependant la mise au frigo de ce projet aux enjeux cruciaux pour les riverains, les piétons, les usagers des transports publics et les cyclistes, ces derniers devant bénéficier à terme d’une piste cyclable séparée sur le tronçon compris entre le rond-point de l’Étoile et l’avenue des Saisons.

Les associations cyclistes GRACQ, Fietsersbond et EUCG se réjouissent que le projet ne soit pas définitivement relégué aux oubliettes, mais regrettent néanmoins que le test ne soit pas plus conforme au projet initial. Alors que les plans prévoient une piste cyclable séparée de la circulation et éloignée du stationnement, les cyclistes devront se contenter pendant six mois d’une simple piste marquée, à proximité du trafic. Avec la crainte de voir cet aménagement provisoire devenir définitif.

Boulevard Général Jacques et pistes provisoires

Les trois associations regrettent également que le succès du test dépende du seul impact automobile, alors que le réaménagement devrait profiter à de nombreux citoyens – rappelons que 35 % des ménages bruxellois ne possèdent pas de voiture – et s’inscrit en outre parfaitement dans la visée du plan de mobilité régional IRIS 2 (100% des voiries cyclables, une part modale “vélo” de 20% à l’horizon 2018 et une réduction de la pression automobile de 20% à la même échéance). Des objectifs qui nécessitent, pour être concrétisés, une réelle volonté politique !

 

Enfin, compte tenu de la configuration idéale du boulevard Général Jacques (direct, faible dénivelé) qui en fait un itinéraire privilégié pour les cyclistes, les associations appellent les autorités compétentes à prolonger cette piste cyclable jusqu’au rond-point Meiser.

Alexandra Jimenez

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