Le trafic routier dépasse l’industrie dans le classement des secteurs les plus polluants”, pouvait-on lire dans la presse en début de semaine. Ce constat particulièrement préoccupant constitue un signe supplémentaire de l’urgence à revoir nos choix modaux rappelle le GRACQ. Et à orienter nos politiques de mobilité vers des modes plus respectueux de l’environnement et de la santé publique, le vélo en tête.

La pollution générée par le trafic routier est particulièrement nocive pour la santé, car les polluants sont rejetés directement au niveau du sol et ont donc un impact plus important sur la population. La surexposition aux particules fines prive ainsi chaque Européen de 8,6 mois de vie en moyenne1. Un problème sanitaire dans lequel le trafic routier a sa part de responsabilité. C’est pourquoi les conclusions du dernier rapport MIRA ne doivent pas être prises à la légère.

La fiscalité nettement favorable aux voitures diesel a sans aucun doute largement contribué au problème actuel. Mais c’est s’accrocher à une vision passéiste de la mobilité que de croire qu’il est encore possible de régler le problème à coups de régulation des feux et de travaux routiers – ainsi que le suggère Touring. Il est plus que jamais nécessaire de réduire l’usage de la voiture au profit des modes actifs, et plus particulièrement du vélo. Un avis auquel se rallie également l’association flamande de défense des automobilistes (VAB) !

C’est un fait : les Belges doivent opter aujourd’hui pour une mobilité plus responsable. Et il est du devoir de nos autorités publiques de les y encourager, au travers de politiques ambitieuses en faveur des modes actifs. Quel contexte plus favorable pour ce faire que cette année européenne de l’Air ?

Éric Nicolas

1 Chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé

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