Invité à intervenir dans le cadre de la conférence internationale Velo-city à Dublin, le GRACQ a retracé l’évolution des mobilisations citoyennes autour de la qualité de l’air à Bruxelles. Avec un focus particulier sur comment, en soutenant l’activité du collectif citoyen Bruxsel’Air créé en 2016 par quelques membres de l’association, le GRACQ a participé à faire de la qualité de l’air un enjeu crucial à Bruxelles. 

Quelques faits rappellent l’importance de l'enjeu : on estime notamment que 12.000 personnes décèdent chaque année prématurément des suites de la mauvaise qualité de l’air en Belgique1, et ce sans compter la réduction de la qualité de vie et les pertes économiques liées aux maladies qui en résultent. En Europe et en Belgique, la pollution de l’air est fortement corrélée au secteur du transport et particulièrement à l’utilisation de la voiture. Il nous est impossible d’arrêter de respirer, mais nous pouvons changer la manière de nous déplacer. C’est pourquoi le GRACQ prône le vélo comme solution aux problèmes de mobilité et de qualité de l’air. 

Une pression citoyenne en croissance

Ces dernières années, de nombreuses mobilisations ont pris place dans les rues de Bruxelles. Parmi les pionniers : le collectif Bruxsel’air. Les premières actions visaient à mieux informer sur l’état de la qualité de l’air en ville (campagne de mesures de la qualité de l’air) et à mieux comprendre les conséquences de cette pollution de l’air sur la santé (conférences avec des experts). Conscientisés, les citoyens ont alors souhaité agir. C’est ainsi que Bruxsel’air s’est lancé dans l’organisation de plusieurs actions médiatiques pour sensibiliser politiciens et citoyens. Entre autres : des centaines de statues bruxelloises couvertes de masques anti-pollution et de slogans, une parade de poussettes faisant le focus sur la santé de nos enfants, un festival Révolution’Air rassembleur et convivial… Grâce à une mise en scène simple et efficace, le retour médiatique est important ; de belles photos et vidéos assurent une diffusion large du message sur les réseaux sociaux. 

Quelques avancées…

Les citoyens demandent aux autorités de prendre des mesures pour améliorer la qualité de l’air. Cela converge avec les demandes du GRACQ pour une ville plus "vélo-friendly" et favorise l’implémentation de mesures favorables au vélo telles que l’apparition de la "rue scolaire" dans notre législation. À l’approche des élections communales et régionales, plus aucun parti n’a osé remettre en question l’objectif de diminuer le nombre de voitures à Bruxelles. Les actes doivent suivre les discours : c’est pourquoi les mobilisations de collectifs citoyens (notamment dans les écoles) et d'associations environnementales et de mobilité se poursuivent.

Partage d'expérience à Velo-city

Aurélie Willems à Velo-city

Cet exemple de mobilisation bruxelloise est source d'inspiration pour l'étranger. Présenter un tel sujet devant un panel d’experts, d'élus et d’associations venant des quatre coins du monde est une opportunité de sensibiliser et inspirer hors de nos frontières. Beaucoup d’associations se sont montrées enthousiastes à reproduire ces actions dans leurs villes respectives. À suivre…

1. Selon les chiffres de l’Agence Européenne de l’Environnement

Aurélie Willems

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