Fin 2020, une vingtaine de Bruxellois·es se sont vus remettre un vélo, dont ils pourront bénéficier gratuitement durant un an. C'est le coup d'envoi d'un projet de vélos solidaires qui vise à rendre le vélo accessible aux publics plus précarisés. À terme, ce sont pas moins de 400 vélos de seconde main qui seront ainsi mis en service.

La crise COVID a mis l'accent, si cela était encore nécessaire, sur la nécessité d'évoluer vers une mobilité plus résiliente. Le vélo a indéniablement un rôle majeur à jouer à ce niveau, et c'est en toute logique qu'il trouve sa place au sein du plan de relance du gouvernement bruxellois. Parmi les projets développés dans ce cadre : un service de prêt de vélo à long terme à destination de personnes moins favorisées.

Peu coûteux et bon pour la santé, le vélo s'avère autant un outil de mobilité que d'autonomisation et d'émancipation de ces publics en difficultés.

Aux manettes, trois associations cyclistes bien connues des Bruxellois·es : CyCLO, Pro Velo et les Ateliers de la rue Voot. Celles-ci ont non seulement été chargées de la remise en état des 400 vélos de seconde main et de leur équipement (éclairage et antivol), mais également de dispenser un accompagnement aux bénéficiaires de la mesure : une formation à la mise en selle et une formation à la mécanique vélo de base. Le recrutement des personnes à qui ces vélos solidaires seront proposés se fera par l'intermédiaire d'organismes travaillant directement avec des publics précarisés.


La distribution des 20 premiers vélos a débuté en décembre dernier, avec la collaboration du Collectif Alpha, actif dans l'alphabétisation des adultes. Chaque vélo sera mis à disposition gratuitement pour une période d'un an, à l'issue de laquelle le·la bénéficiaire pourra éventuellement l'acquérir pour une somme modique.

Et en Wallonie ?

Si cette initiative bruxelloise n'existe pas telle quelle en Wallonie, des initiatives citoyennes voient néanmoins le jour, parfois avec le soutien des pouvoirs publics, afin de faciliter l'accès au vélo pour les publics en difficulté.

Citons entre autres l'organisation à Ottignies de formations "apprendre le français tout en faisant du vélo", pour un public de réfugiés (dans le cadre du projet "Tremplin pour la vie" du Collectif des femmes, en partenariat avec le GRACQ), l'atelier vélo au centre de réfugiés de Belgrade (un projet porté par le Collectif des citoyens solidaires de Namur), ou encore la collecte de vélos réalisée en juin dernier par l'Adeps afin d'encourager la pratique d'une activité sportive auprès des moins favorisés.

Florine CUIGNET

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