Le GRACQ a été convié par les 3 informateurs bruxellois - Laurette Onkelinx (PS), Rudi Vervoort (PS) et Elke Van den Brandt (Groen) - à venir présenter ses priorités pour développer le vélo en région bruxelloise. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de consultations en vue de la formation du futur gouvernement régional. 

À Bruxelles, la mobilité a été l’un des grands thèmes de cette campagne électorale. Notre association n’a pas manqué de formuler des propositions concrètes pour "booster" le vélo au cours de la prochaine législature, des propositions que le GRACQ et le Fietsersbond ont été invités à présenter aux informateurs le 7 juin dernier.

Le GRACQ encontreles informateurs bruxellois (PS Groen)

De très bonnes choses sont déjà contenues dans le futur plan régional de mobilité Good Move, actuellement à l’enquête publique. Sa mise en œuvre nécessitera cependant des moyens conséquents, tant humains que financiers : il sera donc nécessaire de prioriser les mesures. De ce point de vue, le vélo dispose d'un rapport "coût/bénéfice" avantageux, ainsi que notre association l’a rappelé au trio d’informateurs : un grand potentiel de développement, peu coûteux et rapide à mettre en place, avec de nombreuses retombées positives à la clé. 

2 mots clés : infrastructures et sécurité

Les 5 priorités mises en avant durant la campagne ont été au centre de l'échange.

  • La mise en œuvre du RER-vélo : des infrastructures sécurisées de qualité pour assurer des déplacements efficaces à vélo, à la fois pour des trajets internes mais également pour relier la capitale et sa périphérie. 
  • La généralisation du 30 km/h (hors grands axes), défendue de longue date par notre association, est l’une des mesures phares du plan Good Move, ce dont on ne peut que se féliciter. Mais elle devra s'accompagner d'aménagements spécifiques ainsi que de contrôles/sanctions pour être crédible et respectée. 
  • L’implémentation d’un péage urbain à l’instar d’autres villes européennes, pour décongestionner la capitale, est une mesure qui ne fait malheureusement pas consensus au sein des partis. Le GRACQ a néanmoins rappelé qu’une politique volontariste de stationnement (valorisation du parking hors-voirie, révision de la tarification, réduction du stationnement en voirie et réaffectation de l’espace public en faveur des modes actifs) constitue également un levier essentiel pour diminuer la pression automobile.
  • Développement du stationnement vélo sécurisé : la crainte du vol est un réel obstacle à l’utilisation du vélo. Des efforts ont été consentis ces dernières années afin de développer le stationnement sécurisé (box vélo, parkings publics, gares...) qu’il est nécessaire d’intensifier.
  • Les formations au vélo jouent enfin un rôle essentiel dans une meilleure cohabitation entre usagers de la route et doivent être multipliées. Idéalement,  l’apprentissage du vélo (et plus globalement de la sécurité routière) doit s’inscrire dans le programme scolaire. 

D’autres points ont également été abordés : une fiscalité automobile qui tienne compte également de l’aspect "sécurité" (favoriser l’achat de petits véhicules citadins plutôt que des SUV volumineux, lourds et puissants), la nécessaire collaboration avec les autres régions (en particulier la Flandre), le soutien au vélo comme solution logistique (vélo-cargos…).

Espérons que ces différents points trouveront leur chemin jusqu’à la déclaration de politique régionale, qui guidera l’action du futur gouvernement bruxellois jusqu’en 2024. 

Florine Cuignet

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