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Partager ses expériences : la clé du succès cyclable
En matière de mobilité comme dans de nombreux autres domaines, l’heure est au travail en réseau. L’échange d’expériences, la transmission de connaissances et compétences, la réflexion et l’élaboration collectives de propositions concrètes sont des facteurs indéniables d’efficacité. "Politiques cyclables" vous propose donc un tour d’horizon de quelques ressources appréciables en la matière…
Un des plus anciens réseaux est l’European Cyclists Federation (ECF). Créée en 1983, elle regroupe diverses associations cyclistes, pas seulement européennes d’ailleurs, puisque l’on y retrouve Vélo Québec, mais aussi des associations d’Australie et des États-Unis ! Outre le réseau européen de routes touristiques EuroVelo, une des principales activités de l’ECF est le congrès bisannuel Velo-City, qui se tiendra à Bruxelles en 2009. Velo-City, c’est l’occasion, tant pour les associations que les pouvoirs publics, de s’inspirer d’expériences étrangères pour favoriser le développement du vélo, sur des thèmes aussi divers que vélo et santé, vélo et commerces, vélo et tourisme, vélo et transports publics… Le site de l’ECF propose par ailleurs diverses publications sur ces différents sujets.
Né un peu plus tard, mais il y a déjà près de vingt ans néanmoins, le Club des Villes cyclables rassemble quant à lui diverses collectivités locales (françaises) souhaitant partager et valoriser leur expertise en matière de politique vélo. Pour ce faire, le Club organise lui aussi un congrès, annuel cette fois, ainsi que diverses rencontres thématiques. Il co-organise, avec la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy), la fête annuelle du vélo ("Tous à vélo !") et édite diverses publications, consultables en ligne. Des sources d’inspiration précieuses, tout comme les Trophées du Vélo remis chaque année à des projets exemplaires, qu’ils émanent de pouvoirs publics, d’entreprises, d’associations ou d’institutions : organisation d’une journée vélo au sein d’une école, aménagement d’un bus permettant de transporter des bicyclettes, création d’un diplôme du "cyclistes citoyen"…
Dans le même esprit est né en 2004 le réseau Cities for Mobility, qui rassemble plus de 350 villes à travers le monde. Coordonné par la Ville de Stuttgart, il a pour but de promouvoir la coopération entre pouvoirs locaux, compagnies de transport, entreprises, universités et autres partenaires possédant une expertise dans le domaine des transports, et plus spécifiquement dans le domaine de la mobilité durable. Ses activités concernent donc tant le vélo que les autres alternatives à la voiture, et ce à travers le prisme du développement durable : une mobilité socialement juste, permettant le développement économique, et préservant l’environnement. Dans ce cadre, Cities for Mobility a déjà mené des projets aussi différents que l’amélioration de l’accès des transports en commun aux personnes à mobilité réduite, l’élaboration d’une culture de la sécurité routière, la mise en œuvre de l’intermodalité vélo/transports publics… Le réseau porte par ailleurs une grande attention aux enjeux locaux spécifiques, en décentralisant ses activités via la mise sur pied de groupes de travail régionaux.
En matière de trafic non-motorisé, l’Association européenne des voies vertes, qui fête cette année son dixième anniversaire, est également un lieu important de ressources. Outre la mise en réseau de ses différents membres, elle peut également informer et conseiller le gestionnaire de voirie qui souhaite créer une ou plusieurs voies vertes.
Dans un genre plus décalé et subversif, World Carfree Network offre des idées originales comme le programme Autoholics Anonymous (littéralement : les "autoliques anonymes") ou le projet Cyclâne, qui a pour but de soutenir et mettre en place des lieux sans voiture à la campagne. "J’ai fait un rêve", disait Martin Luther King…
Mathieu De Backer
Dernières modifications : 06/02/2008




