GRACQ - Les Cyclistes Quotidiens asbl

Aménagements cyclables (3/12)

Vers des villes 30 !

Comme on l’a expliqué dans le précédent article de notre série, lorsque la vitesse respectée par 85 % des automobilistes est inférieure à 30 km/h, il est souhaitable de mélanger le trafic cycliste au trafic automobile.

Cette mixité se justifie pour plusieurs raisons :

champ de vision de l'automobiliste en fonction de sa vitessedistance de freinage de l'automobiliste en fonction de sa vitesse

De ce fait la modération de la vitesse des automobiles est souvent, en zone urbaine, le moyen le plus efficace pour y faciliter le développement du vélo. En agglomération, où les ralentissements sont déjà nombreux, et dans le cas de trajets de quelques kilomètres, le temps de parcours en voiture est à peine plus long lorsque la vitesse est limitée à 30km/h que quand c’est le 50 km/h qui est autorisé partout.

Plusieurs villes belges et de nombreuses villes étrangères ont déjà généralisé la limitation du 30km/h à toutes les rues secondaires et à tous les quartiers d’habitat. Le 50 km/h reste autorisé sur les seuls axes principaux (voiries de pénétrations, boulevards…).

Le gain d’une modération de vitesse des automobiles dépasse largement les seuls cyclistes. Des vitesses moins élevées, c’est également nettement moins de bruit de trafic. C’est la première étape pour refaire de la rue un véritable espace public, un lieu de rencontre et de convivialité.

D’autres arguments en faveurs de la limitation des vitesses à 30km/h en zone urbaine sont détaillés sur le site de l’Institut belge pour la sécurité routière.

En ce qui concerne les moyens pour modérer la vitesse du trafic, ils sont nombreux. Nous en présenterons quelques-uns dans les prochains articles de cette série.


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Dernières modifications : 12/12/2007