Entreprises
Colruyt, une chaîne vélo-dynamique
Le 7 novembre dernier, la Fédération belge de la distribution (Fedis) attribuait son prix Mercure, qui récompensait cette année les actions des entreprises en faveur du développement durable. C’est la chaîne Colruyt qui a été récompensée pour son engagement dans ce domaine, à travers sa charte "Green Line". Ce programme a notamment amené l’entreprise à mettre à disposition plus de 800 vélos à destination de ses collaborateurs.
Tout a commencé en 2001, lorsque la direction se rend compte que très peu d’employés du siège central, situé à deux kilomètres de la gare de Hal, utilisent le train pour venir travailler, en raison des difficultés à relier ces deux points. "Nous avons d’abord pensé affréter un bus" explique Luc Rogge, directeur général de Colruyt, "mais nous nous sommes rendus compte que cela coûtait cher. Nous avons donc décidé de mettre des vélos à disposition à la gare, et l’initiative a connu un succès immédiat."
Le personnel des magasins de l’enseigne, ayant eu connaissance de l’heureuse initiative, s’est ensuite enquis de la possibilité de l’étendre. Et c’est le 15 mai 2007 que le projet "Bike to work" a été lancé. Il consiste en un engagement réciproque de l’employeur et des travailleurs. Colruyt offre un package vélo aux travailleurs qui en font la demande : il comprend un vélo de qualité (mis à disposition), un équipement (pantalon et veste de pluie, casque, veste fluo et kit de réparation pour les pneus), une indemnité "vélo" (0,10 €/km). De leur côté, les travailleurs s’engagent à effectuer tout le trajet domicile-travail à vélo, à se rendre au travail à vélo au minimum les 4/5 du temps et, s'il leur arrive de ne pas faire le trajet à vélo, à utiliser le système de covoiturage (grâce à la banque de données interne), ou se rendre à pied ou en transports en commun sur leur lieu de travail.
"On estime le nombre d’employés qui habitent à moins de dix kilomètres de leur lieu de travail à 3 ou 4000" indique Luc Rogge. 850 aficionados du "Bike to work", cela donne donc entre un quart et un cinquième du public potentiel qui utilise désormais le vélo pour venir travailler. La preuve (s’il en fallait une) que lorsque les conditions sont réunies, le vélo a la cote auprès des travailleurs !
Mathieu De Backer
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Dernières modifications : 14/11/2007




