Interview
Une cellule pour des entreprises wallonnes mobiles
On le sait, les questions de mobilité ont un impact important sur l’activité économique. Les entreprises sont d’ailleurs de plus en plus confrontées à des obligations légales en la matière, comme l’établissement du diagnostic des déplacements des travailleurs entre leur domicile et leur lieu de travail. Depuis février 2002, l’Union wallonne des entreprises (UWE) possède une Cellule Mobilité. Rencontre avec Samuel Saelens, le responsable de cette cellule.
Comment cette cellule est-elle née ?
La Cellule Mobilité est le fruit d’un partenariat entre la Région wallonne et l’UWE. C’est le ministre de la Mobilité de l’époque, José Daras, qui a proposé à l’UWE de créer cette structure destinée à sensibiliser les entreprises à la gestion de la mobilité. Nous travaillons tant sur la mobilité des personnes que sur celle des marchandises, soit deux thématiques très différentes. Et nous visons les employeurs uniquement : la sensibilisation des travailleurs est du ressort des syndicats, même si l’on sait qu’en démarchant les employeurs, on touche indirectement leurs employés.
Depuis 2002, quelle évolution constatez-vous ?
Il y a désormais, de la part du monde économique, une prise de conscience claire des enjeux liés à la mobilité. Et cela même si la Wallonie n’est pas Bruxelles ou la Flandre, et que la situation y est moins critique. Or, on sait que le niveau de sensibilisation et d’action est plus élevé lorsque la congestion est forte… Mais on remarque que de nombreuses sociétés ont pris des mesures, comme l’organisation de transports collectifs ou le remboursement complémentaire des transports en commun.
Et en ce qui concerne le vélo ? Les entreprises sont-elles sensibles à la mobilité douce ?
C’est une thématique qui est de plus en plus intégrée dans la politique de mobilité des entreprises. Elles sont de plus en plus nombreuses à proposer l’indemnité vélo, à dédier des locaux pour le stationnement, à mettre en place des douches ou des vestiaires… Si l’on tient compte de la différence culturelle historique entre la Flandre et la Wallonie en matière de vélo, on peut dire que cette dernière ne s’en sort pas mal. Mais il est certain que la politique cycliste d’une entreprise est fort lié au contexte dans lequel elle se trouve : si la commune est dynamique, a mis en place des aménagements… les travailleurs seront plus facilement incités à se rendre au boulot à vélo.
Propos recueillis par Mathieu De Backer
Dernières modifications : 25/10/2007




