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Interview

Les SUL : une question de bon sensUn Sens unique limité

Depuis le 1er juillet 2004, les rues à sens unique doivent autoriser la circulation des cyclistes à contresens, sauf exception pour raisons de sécurité. C’est le principe du Sens unique limité (SUL). Toutefois, certaines communes (ce sont en effet les voiries communales qui sont concernées) tardent à mettre en œuvre cette disposition, souvent par crainte de voir les accidents augmenter. Un moment hésitante, la commune d’Herstal est à présent devenue un modèle en matière d’implantation des SUL. Rencontre avec Guy Hubens, commissaire divisionnaire à la police d’Herstal.

Pourquoi les autorités herstaliennes avait-elles des réticences à implanter les SUL ?

Il n’y a pas eu de résistances philosophiques, de type « anti-cycliste ». C’étaient plutôt des résistances d’utilisateurs de la chaussée, automobilistes en l’occurrence. Mais il fallait respecter le prescrit légal, il n’y avait pas le choix. J’ai donc préparé le dossier de la manière la plus complète et la plus objective possible pour le conseil communal, notamment en écartant l’implantation de SUL dans les rues qui représentaient un danger de manière flagrante. Mais moins d’une dizaine de rues étaient dans ce cas de figure. Et aujourd’hui, plus de 90% des sens uniques herstaliens sont aménagés en SUL !

Comment expliquez-vous ce revirement ?

Le plus important, c’est la crédibilité de la personne qui prépare le dossier. J’ai 35 ans de police derrière loi, j’ai toujours présenté mes dossiers de manière impartiale, ça aide… Il ne faut pas en faire une question partisane, mais simplement exposer la situation objectivement.

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