La compagnie Autoliv vient d’annoncer qu’elle lancera à l’automne 2010 des tests sur un système d’airbag très particulier, puisqu’il sera destiné à protéger le cycliste en cas de collision avec un véhicule. Le Fietsersbond souhaite que ce genre de technologie soit rendue obligatoire sur tous les nouveaux véhicules.

Autoliv s’est spécialisée dans la fabrication d’équipements de sécurité passive pour l’automobile, tels les airbags ou les ceintures de sécurité. Depuis plusieurs années déjà, la société planche sur un système d’airbags externes pour voiture qui protégerait le cycliste en cas de choc frontal. Le dispositif prévoit le soulèvement du capot ainsi que le déploiement d’airbags sur la surface avant du véhicule. Selon le fabriquant, “[…] l’airbag va se gonfler exactement à l’endroit ou la tête du cycliste devrait heurter l’avant de la voiture. Grâce à cet airbag, le cycliste a de bonne probabilités de s’en sortir vivant, et avec des dommages modérés”.

Les premiers tests ont déjà débuté aux Pays-Bas. L’étude porte non pas sur les airbags, mais bien sur les capteurs qui les déclenchent, afin de s’assurer que le système protège effectivement les cyclistes, et qu’il ne s’active pas en cas de collision avec un poteau ou lors de l’impact d’un oiseau sur le pare-brise. Ces tests devront permettre d’affiner la technologie pour des essais "sur le terrain" à l’automne 2010.

Airbag pour cyclistes

Si les tests s’avèrent concluants, Autoliv espère pouvoir commercialiser son système d’airbag dès 2015 ; le prix de l’équipement est estimé à 200 €. Le Fietsersbond a exprimé son souhait de voir cet airbag obligatoire sur tous les nouveaux véhicules. Plusieurs études ont en effet déjà démontré que les accidents où les cyclistes sont gravement blessés ou tués sont en grande majorité dus au comportement des usagers motorisés.

Le développement de cet airbag nécessite cependant un investissement de 2,7 millions d’euros. Le Ministère néerlandais des Transports s’est engagé à le financer pour moitié. “L’installation d’un tel système a effectivement un coût financier, mais le coût social d’un accident mortel est bien plus élevé”, souligne le Fietsersbond. 

Florine Cuignet

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