C’est peut-être une nouvelle génération de vélos en libre-service qui va voir le jour avec SoBi (Social Bike System). Finies les bornes fixes : toute la technologie nécessaire au fonctionnement de ce système de vélos partagés est contenue dans un appareil fixé directement sur le vélo. Une innovation qui permettrait, selon ses concepteurs, de diviser par trois les coûts par rapport à un vélo en libre-service classique.

L’ensemble de ce système de vélos partagés se gère grâce à la technologie sans fil: il n’est donc plus nécessaire de passer par un système coûteux de bornes fixes. Chaque vélo se commande grâce à un dispositif fixé à l’arrière du vélo et alimenté par une dynamo installée sur la roue arrière du vélo; un cadenas intégré (de type cadenas en U) permet de l’attacher solidement.

Velo SobiL’utilisateur doit se créer un compte “SoBi” à partir d’un ordinateur connecté à internet, d’un téléphone mobile ou d’un kiosque "SoBi". Il est ensuite libre d’utiliser les vélos de la flotte, en encodant directement son code secret sur le vélo ou par l’intermédiaire d’une requête via son téléphone mobile. Grâce à la technologie sans fil et à son téléphone mobile, il peut également identifier rapidement sur une carte virtuelle où se situent les vélos disponibles. Le système de géolocalisation permet à l’exploitant une gestion optimale de la flotte de vélos (redistribution, réparations, choix de nouveaux emplacements…).

L’une des subtilités du SoBi est le principe du "couvre-feu". L’utilisateur est prié de rapporter son vélo à un point d’attache principal avant 21h, sous peine d’une amende de 2$. Les vélos qui n’ont pas été ramenés au point d’attache après cette heure sont signalés sur une carte en ligne: cela permet au personnel de localiser les vélos à collecter mais cette information est également disponible pour tous les utilisateurs, qui peuvent créditer leur propre compte de 2$ en rapportant les vélos "abandonnés" à un point d’attache central.

Grâce à ce système ultra-flexible, SoBi espère séduire les campus universitaires et les petites villes. Un premier test sera mené dans quelques quartiers de New York dans le courant du mois de décembre, avec une flotte d’une vingtaine de vélo. Son développement pourrait se concrétiser quant à lui dès le printemps 2011.

Florine Cuignet

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