Pour quelles raisons les cyclistes enfourchent-ils leur vélo ? Quel est leur trajet moyen ? Quels sont les parcours qu’ils privilégient et pourquoi ? Voilà le genre de données particulièrement utiles pour la planification d’une politique cyclable adaptée à la réalité du terrain. Mais si ces données sont précieuses, elles sont également difficiles à collecter.

San Francisco a souhaité tirer le meilleur parti des nouvelles technologies : plus question d’arpenter les rues pour interroger les cyclistes, ce sont désormais eux qui se manifesteront ! Les autorités en charge de la mobilité proposent depuis peu aux cyclistes de télécharger Cycle Tracks, une application gratuite pour Smartphone. Son fonctionnement est simple : chaque fois que le cycliste enfourche son vélo, il lui est demandé de spécifier la raison de son déplacement (travail, courses, loisir…), puis d’appuyer sur le bouton d’enregistrement : son parcours va alors s’afficher en temps réel sur une carte virtuelle. Arrivé à destination, il lui suffit d’appuyer sur le bouton “sauver” : les données relatives à son trajet (parcours, date, temps et commentaires éventuels) alimenteront automatiquement une base de données.

Application Smartphone Cycle TracksLes renseignements seront ensuite traités par un programme de modélisation des déplacements, ce qui permettra non seulement d’affiner le schéma global de mobilité, mais aussi de mieux comprendre le cycliste et ses besoins.

Les autorités garantissent l’anonymat des données : seul l’appareil est identifié, afin de pouvoir lier entre eux les trajets d’un même cycliste. L’utilisateur reste quant à lui totalement libre de communiquer ou non les données de chaque trajet. L’enregistrement s’effectuant également sur son propre appareil, il dispose ainsi de statistiques quant à ses déplacements, et il lui est possible de partager des données avec d’autres utilisateurs.

Pour le Directeur exécutif, José Luis Moscovich, le succès du “Cycle Tracks” ne fait aucun doute, au vu de son utilité : “C’est une application qui aide la communauté cycliste à s’aider elle-même”.

Florine Cuignet

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