L’usage de la voiture individuelle ne fait qu’augmenter, avec toutes les conséquences néfastes que cela implique, notamment sur la qualité de l’air. Sur le modèle de certaines villes européennes, la France s’apprête à expérimenter les “ZAPA”, les zones d’actions prioritaires pour l’air, dans six collectivités de l’Hexagone. L’objectif: lutter contre la pollution générée par le trafic routier.

En France, les scientifiques estiment à 40 000 le nombre de décès annuels dus aux particules fines. À cela s’ajoutent la recrudescence des maladies telles que l’asthme, et la diminution de l’espérance de vie dans les zones polluées. C’est donc pour répondre à cet enjeu de santé publique que six collectivités françaises ont été sélectionnées par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) afin de tester les zones d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA).

Actuellement, il ne s’agit que d’étudier la faisabilité des ZAPA dans les six collectivités retenues : Grand Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, Clermont Communauté, Pays d’Aix, Plaine Commune et la Ville de Paris. L’expérimentation proprement dite devrait quant à elle être lancée d’ici la fin de l’année.

Pot d'échappement

Les modes actifs de déplacements (marche et vélo) devraient être les premiers bénéficiaires des ZAPA. Parmi les mesures étudiées, on retrouve en priorité la limitation voire l’interdiction des ZAPA aux véhicules les plus polluants, mais aussi l’affectation de la voirie en faveur des modes de déplacement moins émetteurs, dont le vélo. Selon le ministère français de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, ce genre d’action déjà développé dans plus de 160 villes en Europe aurait permis “d’y réduire de 20 à 40 % la pollution atmosphérique”.

Florine Cuignet

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