Il ne se passe pas un mois sans qu’une nouvelle technologie n’apparaisse pour lutter contre le fléau qu’est le vol de vélo. Récemment la Poste a proposé que ses facteurs scannent les vélos en rue pour détecter les vélos volés (préalablement dotés d’une puce ad hoc bien entendu). À Bruxelles, c’est la petite société Cherry on the Bike qui propose une autre puce et un QR code, que tout le monde peut scanner avec son smartphone pour détecter si un vélo est volé.

Comment identifie-t-on un vélo actuellement ? Si chaque vélo, ou presque, est doté d’un numéro gravé sous son cadre, celui-ci n’est pas toujours unique… Pire encore, il n’existe pas de registre national faisant le lien entre un numéro de cadre et son propriétaire. Il n’est donc pas très utile, actuellement, pour contrer efficacement le vol de vélo.

Par ailleurs certains vélos sont gravés par la police ou dans les points vélos avec le numéro de registre national du propriétaire. Problème : ce n’est pas généralisé ! C’est même plutôt confidentiel. Et quid lors du changement de propriétaire ? Ou si le vélo part à l’étranger ? Pour pallier l’inefficience actuelle des techniques de numéros gravés, de nouvelles solutions technologiques émergent, comme celle des puces à coller sur le cadre de votre vélo.

CycloSafe
 

La solution proposée par la Poste (CycloSafe, 30€), en test dans quelques grandes villes, consiste en un dispositif muni d’une puce (RFID) à fixer sur votre vélo. Vous enregistrez votre code unique sur le site de BPost. Ensuite les facteurs scanneront les vélos qui semblent suspects et, s’ils retrouvent le vôtre, la police locale sera prévenue automatiquement par le système.

Cherry on the bikeDu côté de Cherry on the Bike (15 €), la logique est un peu différente. Vous recevez une puce (NFC) accompagnée d’un code QR, à coller sur le cadre de votre vélo. Tout le monde peut les scanner avec son smartphone pour voir si le vélo est volé ou non. Le propriétaire est prévenu par le système de l’endroit où son vélo est identifié.

Il est encore trop tôt pour évaluer l’efficacité réelle de ces systèmes concurrents. Ils ne pourront toutefois résoudre le problème que si tous les vélos sont identifiés par un système compatible et que les contrôles sont faciles et nombreux. 

Les facteurs sont-ils les mieux placés pour contrôler les vélos ? Monsieur Tout-le-monde ferait-il mieux ? Quel système de puce est-il le plus facile à lire par tous (NFC our RFID) ? Quelle base de données centralisée construire ? Et à quel coût (abordable tant pour le particulier que la collectivité) ? Autant de questions à trancher avant de sauter sur une technologie !

Luc Goffinet

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