Il n’est pas toujours évident de trouver un endroit en ville où parquer son vélo, faute de place disponible ou plus simplement faute de range-vélos ! Le matériel urbain, lui est disponible en abondance : on ne compte d’ailleurs plus le nombre de vélos attachés à des panneaux de signalisation routière. Mais un panneau n’a pourtant pas la vocation d’un range-vélos : le problème évident de sécurité n’a pas échappé à Anthony Lau, qui en a fait lui-même la malheureuse expérience. Ce jeune architecte anglais a alors eu l’idée d’un accessoire simple mais néanmoins astucieux.

cyclehoop

Le Cyclehoop – c’est son nom – consiste en deux poignées qui se fixent sur un poteau de taille standard. Le système est avantageux : il ne requiert pas beaucoup de place, s’installe rapidement, partout et sans travaux et revient donc moins cher qu’un range-vélos classique. Sa fixation basse incite les cyclistes à ne pas cadenasser uniquement le cadre – ce qui facilite trop souvent le travail des voleurs – et les deux boucles permettent d’attacher les deux roues du vélo.

Cette brillante idée s’est vue couronnée de prix lors de plusieurs concours. Mais la meilleure récompense est sans nul doute sa mise en pratique : certaines circonscriptions londoniennes ont décidé d’équiper de Cyclehoops une partie de leur mobilier urbain. Peut-être l’initiative inspirera-t-elle d’autres villes : pas plus tard qu’en mai 2009, Anthony Lau présentait son invention sur la scène internationale à l’occasion de Velo-city.

Mais notre jeune architecte n’est pas le seul à plancher sur cette problématique : chaque année, des designers de tous pays rivalisent d’ingéniosité lors d’un concours de range-vélos organisé par la ville de New York. Des idées à pêcher pour nos gestionnaires de voirie ?

Florine Cuignet

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