À l’heure de pointe du matin, en plein milieu du carrefour Loi, Bral, IEB et le GRACQ accueillaient les automobilistes, armés d’un aspirateur. Objectif de l’opération: attirer l’attention des automobilistes et des politiques sur la mauvaise qualité de l’air en région bruxelloise en aspirant symboliquement les microparticules s’échappant des voitures.

Action aspirateur

Rappelons que ces dernières sont responsables à 75% de la diffusion des PM10 dans l’air bruxellois. L’opération fut accueillie par les conducteurs avec le sourire. Une solution triviale pour améliorer la qualité de l’air est de diminuer la pression automobile. Les associations espèrent que le gouvernement bruxellois prendra rapidement des mesures ambitieuses pour redonner de l’oxygène à la ville. Le but du plan Iris II est de réduire la pression automobile de 20%. Cette idée a plus de dix ans et entre-temps, le nombre de voitures à Bruxelles n’a fait qu’augmenter.

La Région bruxelloise est actuellement pointée du doigt par l’Union européenne, au côté de la Grèce et de la Roumanie, pour non respect des normes de concentration journalière des PM10. La mise en conformité avec ces normes supposerait, en certains endroits du territoire bruxellois, une diminution de 70 à 80% de la circulation automobile. Dans son avis, la Commission reprochait à la Région l’insuffisance de ses mesures et notamment l’absence de zones de basse émission et de taxation au kilomètre.

Les associations souhaitaient, par cette action symbolique, mettre en avant la nécessité absolue qu’il y a à rééquilibrer les différents modes de transports dans la ville. La rue de la Loi, véritable autoroute dans la ville, illustre clairement que nous vivons toujours à l’heure du règne automobile. Nous voulons aider le gouvernement à rompre avec les réflexes d’antan qui considèrent que les problèmes de mobilité se règlent en creusant des tunnels ou en élargissant les routes. La suppression de plusieurs projets tunneliers par le plan Iris 2 constitue, en ce sens, un premier pas dans la bonne direction. Les associations souhaitent que le gouvernement poursuive dans cette voie, notamment en marquant son opposition ferme au projet d’élargissement du Ring.

Claire Scohier, Inter-Environnement Bruxelles

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