C’est sur le quai de Bietsebroeck que se sont donnés rendez-vous ce 7 mai les cyclistes bruxellois et flamands le temps d’un petit déjeuner, en compagnie notamment du ministre bruxellois de la Mobilité et de la secrétaire d’État bruxelloise à la Sécurité routière. L’occasion pour le BRAL, le Fietsersbond, RLPZ et le GRACQ de réclamer le développement du RER vélo, qui n’existe actuellement que sur papier. Ce réseau de pistes cyclables reliant Bruxelles à la périphérie permettrait pourtant d’apporter une réponse concrète aux problèmes de congestion et de pollution de la capitale.

Balade sur la route RER Canal


La balade précédant la rencontre au quai de Bietsebroeck, à la frontière régionale, n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle a emprunté la route du Canal, l’un des trois axes prioritaires du réseau RER vélo. Le ministre Pascal Smet, la secrétaire d’État Bianca Debaets ainsi que des représentants du ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts et du député Tom Dehaene étaient de la partie et ont pu expérimenter le trajet à vélo. Les associations ont ainsi voulu mettre l’accent sur le potentiel du RER vélo, dont le développement s’avère très peu coûteux en regard des infrastructures routières ou des transports publics. 

Un réseau "sur papier"

Malgré de nombreuses promesses, on constate pourtant peu de progrès sur le réseau en général, et la route du Canal en particulier. Quelques interventions ponctuelles (suppression d’obstacles) combinées à un réasphaltage permettrait pourtant d’améliorer la situation à court terme pour les cyclistes. Certains grands carrefours, comme par exemple Sainctelette ou le croisement avec la chaussée de Ninove, doivent également faire l’objet d’un réaménagement. À long terme, les associations réclament que les chemins de halage soient élargis et plus confortables : c’est en créant des voies cyclables rapides et sûres que l’on proposera une réelle alternative aux transports motorisés.

Un potentiel indéniable

Déjeuner cycliste à la frontière régionale

Actuellement, seulement 4 % des déplacements à Bruxelles se font à vélo, alors qu’une grande partie de ces déplacements sont très courts. À Bruxelles et dans la périphérie flamande, 71 % des déplacements sont inférieurs à 15 km, et 51 % font moins de 5 km. Des trajets effectués en grande partie en voiture, notamment à cause du manque d’infrastructures cyclables sûres et rapides. 

La concrétisation de réseau nécessite une réelle collaboration entre les différentes autorités : les régions, les communes, la province  du Brabant flamand et W&Z. « Nous demandons aux ministres bruxellois et flamand de la Mobilité et des Travaux publics de prendre l’initiative concernant ce réseau vélo et qu’ils travaillent avec les différentes autorités à mettre en œuvre ces connexions vélo de qualité », ont rappelé les associations. 
 

À découvrir aussi...

► La route du Canal sur le site du BRAL (NL)
► Le réseau RER vélo

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