La fermeture des tunnels Loi et Cinquantenaire cet été constituait une occasion unique d’inciter les automobilistes à opter pour une autre mobilité. Les associations cyclistes GRACQ, Fietsersbond et EUCG regrettent que rien n’ait été entrepris en ce sens et réclament un geste fort de la part des autorités bruxelloises : l’instauration temporaire d’une bande cyclable supplémentaire sur la rue de la Loi.

À partir du 11 juin et jusqu’au 15 septembre, les tunnels Loi et Cinquantenaire seront fermés au trafic. Quelle belle occasion d’inviter les automobilistes, les Bruxellois comme les navetteurs, à tester des modes de déplacement plus durables ! Une occasion manquée cependant, car les autorités régionales ont misé presqu’exclusivement sur la mise en place d’un plan de déviation. L’ensemble du trafic automobile sera purement et simplement reporté sur le réseau routier – déjà saturé – en surface.

cycliste rue de la Loi

Les associations cyclistes estiment pourtant qu’il n’est pas trop tard pour agir en faveur d’un report modal. C’est dans ce sens que va la proposition commune du GRACQ, du Fietsersbond et d’EUCG, qui réclament l’aménagement temporaire d’une bande cyclable supplémentaire sur la rue de la Loi.

 

La fermeture du tunnel Loi, combinée à la période estivale, devrait permettre de consacrer la bande de circulation automobile nécessaire à l’aménagement de cette piste cyclable temporaire sans générer d’embarras de circulation supplémentaires. Non seulement il s’agirait d’un geste fort pour inciter les automobilistes à opter pour le vélo, mais cela serait une preuve concrète de la prise en compte des nombreux cyclistes de la capitale. La rue de la Loi est en effet un axe particulièrement fréquenté par les cyclistes, et la piste cyclable y atteint sa capacité maximale aux heures de pointe (environ 500 cyclistes par heure selon l’Observatoire bruxellois du vélo).

 

Pour rappel, le même Observatoire du vélo dénombrait 15 cyclistes à l’heure de pointe sur la rue de la Loi en 1997. Un nombre qui se montait à 129 en octobre 2003, soit juste après l’aménagement des pistes cyclables sur ce même axe.

Éric Nicolas

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